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Tout sur le hojicha.

Son origine, sa fabrication, ses bienfaits. Tout ce qu'il faut savoir avant d'ouvrir le pot.

Qu'est-ce que le hojicha

Hojicha signifie « thé grillé ». Il s'agit d'un thé vert japonais dont les feuilles sont passées au four après séchage, jusqu'à devenir brunes. La feuille est la même que celle du sencha ou du matcha ; seule la dernière étape change.

La torréfaction transforme la feuille. Le vert devient brun, les notes herbacées laissent place à la noisette et au cacao, l'amertume disparaît et la caféine baisse fortement. Le résultat est un thé rond et doux, qui se boit sans sucre.

Le hojicha existe en feuilles, à infuser, et en poudre, à fouetter. La poudre s'utilise comme un matcha : elle se dissout dans l'eau ou le lait et la feuille se boit entière. C'est cette version qu'Okibi propose.

En feuillesS'infuse trois minutes, puis se filtre
En poudreSe fouette, se boit entière, se marie au lait

Son origine

Le hojicha est un thé récent à l'échelle du Japon. Il apparaît à Kyoto dans les années 1920, chez des marchands qui cherchaient à valoriser les feuilles de fin de saison et les tiges, trop grossières pour être vendues en sencha. Ils ont choisi de les torréfier.

Il est longtemps resté un thé du quotidien : celui que l'on sert dans les restaurants, que les enfants et les personnes âgées peuvent boire le soir. Un thé sans cérémonie, présent dans toutes les cuisines japonaises.

Sa version en poudre est plus récente encore. Elle est arrivée avec les glaces, les pâtisseries et les lattes des coffee shops japonais, avant de suivre le matcha hors du Japon. C'est cette histoire qu'Okibi poursuit.

1920Premières feuilles torréfiées à Kyoto
1950–2000Le thé du quotidien au Japon, feuilles et tiges
2010–La poudre, les lattes, l'arrivée en Europe

Du vert au brun

Six étapes séparent la plante du pot. Les quatre premières sont communes à tous les thés verts japonais ; les deux dernières font le hojicha.

1 Culture En plein soleil Sans ombrage, contrairement au matcha. La feuille pousse large, riche en sucres et pauvre en caféine.
2 Récolte Fin de saison Du bancha, issu de la deuxième ou troisième récolte : des feuilles mûres et épaisses, qui supportent la chaleur.
3 Cuisson Vapeur, quelques secondes Pour bloquer l'oxydation. À ce stade, il s'agit encore d'un thé vert.
4 Séchage Roulage et séchage Les feuilles sont roulées puis séchées à l'air chaud, jusqu'à un taux d'humidité proche de zéro.
5 Torréfaction 200°, quelques minutes Dans un tambour chauffé au sable ou à la porcelaine. Les sucres caramélisent, les tanins se dégradent et une partie de la caféine s'évapore.
6 Broyage Meule de pierre Lentement, pour ne pas chauffer la poudre une seconde fois : une trentaine de grammes par heure.

Le degré de torréfaction détermine le profil du thé : léger, il garde une pointe de fraîcheur ; poussé, il tire vers le café. Okibi se situe entre les deux, là où la noisette et le cacao dominent.

Ses bienfaits

Ce que le hojicha conserve du thé vert, et ce que la torréfaction lui apporte.

01
Presque pas de caféineUne tasse de hojicha contient environ 8 mg de caféine, contre 70 pour un matcha et 95 pour un café. La feuille mûre en contient peu, et la torréfaction en élimine encore une partie. Il se boit à toute heure, même le soir.
02
Doux pour l'estomacLes tanins qui rendent le thé vert et le café astringents sont en grande partie détruits par la chaleur. Moins d'acidité, aucune amertume : un thé qui se boit même à jeun.
03
Antioxydants et L-théanineLe hojicha conserve les catéchines du thé vert, ses antioxydants naturels, ainsi que la L-théanine, l'acide aminé caractéristique du thé japonais, qui pose l'attention et réduit le stress. Sans la caféine, l'effet est celui d'une boisson qui apaise.

Hojicha, matcha, café

Pour une tasse de 250 ml. Les chiffres varient selon la dose et le lait, l'ordre reste le même.

HojichaMatchaCafé
Caféine≈ 8 mg≈ 70 mg≈ 95 mg
AmertumeAucuneMarquéeForte
GoûtNoisette, cacaoHerbe, iodeGrillé, acide
EauBouillante70–80° max92–96°
Le soirOuiNonNon

Le goût du Japon, sans l'amertume.